UE • MERCOSUR • BUSINESS

Agriculture et agroalimentaire

L’agriculture est l’un des volets les plus sensibles de l’accord. C’est aussi l’un des plus concrets, car il mêle opportunités d’exportation, limites quantitatives, sauvegardes et maintien des normes sanitaires européennes.

AgroalimentaireQuotasNormes UE
3,3 Md€Exportations agroalimentaires de l’UE vers le Mercosur en 2024
344Produits alimentaires et boissons de l’UE protégés contre l’imitation
6,3 Md€Filet de sécurité prévu pour les agriculteurs européens
99 000 tQuota de bœuf Mercosur avec droit de 7,5 %

Des débouchés clairement identifiés

EU Trade souligne que les exportations agroalimentaires de l’UE vers le Mercosur représentaient 3,3 milliards d’euros en 2024. Les produits les plus souvent mis en avant sont l’huile d’olive, le vin, d’autres boissons, le chocolat et certains produits laitiers. Les tarifs actuels évoqués par les sources officielles pouvaient aller jusqu’à 31,5 % pour l’huile d’olive, 35 % pour le vin et certaines boissons, ou 20 % pour le chocolat.

Une ouverture encadrée côté européen

Les institutions européennes insistent sur le fait que l’accès au marché européen reste limité pour les produits sensibles. Pour le bœuf, le quota annoncé est de 99 000 tonnes avec un droit de 7,5 %, soit environ 1,5 % de la production européenne. Pour la volaille, le quota atteint 180 000 tonnes, soit environ 1,3 % de la production de l’UE. Des quotas existent aussi pour l’éthanol, le riz, le miel et certains sucres.

Normes, santé et déforestation

Les textes officiels rappellent que les standards sanitaires et phytosanitaires de l’UE ne changent pas avec l’accord. Les produits importés doivent rester conformes aux règles de l’Union. EU Trade précise également que les produits importés devront respecter les exigences européennes liées à l’absence de déforestation, ce qui renforce l’idée d’un commerce encadré et non d’une ouverture sans conditions.

Comment lire cette page en pratique

Pour une entreprise agroalimentaire, l’intérêt n’est pas seulement théorique : il faut regarder produit par produit, droits applicables, quotas, origine, certifications et chaîne documentaire. Pour un projet réel, l’appui d’un spécialiste local et d’un conseiller douanier reste indispensable.

Sources officielles